La mutation de nos cerveaux (2)

Deuxième idée (voir la première sur ce blog) qui m’interpelle dans cet article de Télérama, je cite :

Nous façonnons des outils, et ensuite ce sont eux qui nous façonnent. Ainsi, l’invention de la carte a jadis bouleversé notre perception de l’espace, qui s’étend désormais bien au-delà de ce que nous voyons. La création de l’horloge a chamboulé notre conception du temps, débité en tranches égales qui rythment nos journées. Et Internet ? Google cristallise à lui seul la menace d’un bouleversement profond de notre mémoire.

Google ? Eh oui, selon l’auteur, nous nous servons d’internet en général, et bien sûr de Google en particulier, pour déléguer une partie de notre mémoire. Plus besoin de retenir une information que l’on sait pouvoir retrouver en un clin d’œil ! L’avenir appartient désormais aux créatifs, davantage qu’aux érudits, fait remarquer l’auteur, citant le neurobiologiste Étienne Koechlin*.

Curieusement, les commentaires à cet article, que l’on peut lire sur le blog de Télérama, sont globalement hostiles aux « technologies numériques » et aux « écrans ». Pour ma part, je trouve plutôt enthousiasmante cette évolution qui m’apporte sur un écran toutes les connaissances du monde, qui me donne une mémoire gigantesque, infinie. À moi d’apprendre à m’en servir.

Pierre Réguer

* Mais il ne précise pas la source… La citation est introuvable par ailleurs, sinon dans les publications qui ont elles-mêmes cité l’article de Télérama. Voilà l’inconvénient de cette mémoire virtuelle et publique : elle peut très vite être polluée par on ne sait qui, on ne sait quoi.

La mutation de nos cerveaux, dans Télérama

Le magazine Télérama de la semaine dernière a publié un article fort intéressant sur la mutation de nos cerveaux face à l’utilisation d’internet. Tout l’article est à lire (on le trouve en ligne sur le site de Télérama), mais j’en retire une première idée qui m’interpelle :

« Sur la Toile, le cheminement de la pensée n’est pas contrôlé par l’auteur, mais par le lecteur. »

Voilà une notion qui a toute son importance en communication. Nous la connaissons et pratiquons depuis longtemps : le lecteur d’un magazine, par exemple, a déjà tendance à ne pas suivre le cheminement de l’auteur. Il feuillette, papillonne, revient en arrière. Il commence la lecture d’un article, puis lit les inter-titres, regarde les photographies, lit leurs légendes, revient à l’article… Toute la science de la mise en page consiste à ramener le lecteur au contenu.

Sur internet, bien sûr, ce point de vue prend tout son sens, comme l’explique la suite de l’article de Télérama.

Quoiqu’il en soit, en communication, il ne faut jamais se mettre dans la position de l’auteur qui a un message construit à faire passer. Il faut se positionner en fournisseur de contenu, qui doit séduire, attirer, retenir à chaque instant ; en concurrence permanente avec d’autres sollicitations ; et qui doit être très clair, répéter, prévoir une lecture morcelée.

Exemple très concret de ce cheminement imprévisible : n’imaginez pas que l’internaute va arriver sur votre page d’accueil, puis suivre l’ordre des menus que vous lui proposez. En réalité, il arrive sur n’importe quelle page, mené là par une recherche ou par un lien (ce peut être la page Contact ou la page Mentions légales !). C’est comme si votre client arrivait chez vous par l’arrière-boutique, par la cave, par le grenier… Eh oui, sur internet, il faut faire de chaque pièce un lieu d’accueil clair, agréable, bien rangé, qui incite et donne envie d’aller plus loin.

Prochain article, toujours inspiré de Télérama : déléguons-nous notre mémoire à Google ?

Pierre Réguer

Ce soir sur Thalassa : Jacques Moal et ses Petits matins de la Couette de plumes

Ce vendredi 15 février 2013, Jacques Moal, pour qui nous avons réalisé la mise en pages de son livre Les Petits matins de la Couette de plumes, passe sur Thalassa !

Il s’agit du reportage “Un jour à la mer”, qui présente les passions de plusieurs Bretons : “Chacun s’immerge à sa façon dans le plaisir et l’émotion de faire partie de la nature”, annonce le sommaire. Cette phrase s’applique à merveille à l’ami Jacques, qui photographie chaque matin devant sa porte le soleil, la mer, le ciel.

Pour en savoir plus sur Les Petits matins de la couette de plumes, voir l’article déjà publié sur ce blog.

Pour les détails sur l’émission de ce soir, voir sur france3.fr

Pour commander le livre de Jacques Moal, allez sur photolegende.com

Un nouveau site pour l’Atelier du Garo, cuisiniste-agenceur

5 ans après sa mise en ligne, le site internet de l’Atelier du Garo s’offre une nouvelle jeunesse. Plus que cela même, puisque le site a été entièrement revu. L’objectif était, pour le cuisiniste, de mettre en valeurs ses réalisations et la qualité de la fabrication sur mesure. L’entreprise a confié une nouvelle fois cette mission à Expression et nous en sommes donc très fiers.

Un grand diaporama met dans l'ambiance dès la page d'accueil

Un grand diaporama met dans l'ambiance dès la page d'accueil

Nous sommes partis sur une maquette très sobre, avec un choix de fond gris, qui met en valeur les photographies qui parlent ainsi d’elles-mêmes. Nous avons conservé l’aspect du menu du site précédent pour assurer une certaine continuité. A noter également le sous-menu accordéon de la page “Nos cuisines” qui apporte de la convivialité.

Une nouvelle plaquette pour l’occasion

L’Atelier du Garo a profité de la mise en ligne de son dernier site pour sortir une nouvelle plaquette (réalisation Expression). C’est une bonne méthode évidemment quand on veut asseoir sa nouvelle identité graphique…

L’Atelier du Garo est un cuisiniste-agenceur, situé dans la région de Brest, à Plouguin plus précisément, entre Gouesnou et Ploudalmézeau. Cette entreprise a la particularité d’assurer la fabrication dans son propre atelier, ce qui garantit une véritable conception sur mesure, au millimètre près, pour les cuisines, salles de bains, agencements… Cela lui garantit également une certaine souplesse, une indépendance et une qualité de travail. Cette stratégie s’avère judicieuse puisque depuis 1989, les plannings ne désemplissent pas.

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