Le storytelling revient

Le storytelling. Il y a quelques années, les marketeurs et communicants n’avaient que ce mot à la bouche. L’idée, c’esLe storytelling de Cetelemt qu’une marque renforce sa présence en racontant une histoire, plutôt que de se cantonner à un message purement publicitaire. On raconte donc comment la laitière médiévale a découvert la fameuse recette, comment deux étudiants foldingues ont inventé un ordinateur révolutionnaire dans un garage, ou encore comment telle ou telle boisson va vous faire vivre une aventure super-chouette, au bout du monde avec les copains… Pour des produits qui n’ont vraiment rien pour faire rêver, on va jusqu’à développer et décliner à l’infini le scénario qui est censé faire le buzz, ou faire rire…

Au passage, remarquons que ce concept n’a rien de nouveau, comme en témoignent ces boîtes de camembert qui, dans les années trente à soixante, racontaient une histoire en images.

Le storytelling des boîtes de camembert

Storytelling et brand content

Le storytelling a été un peu éclipsé ces derniers temps par le concept plus général de brand content (contenu de marque), qui inclut le storytelling, mais aussi d’autres notions, d’autres créations pourrait-on dire, parmi lesquelles le storymaking (la marque accompagne et met en scène l’histoire d’une personne extérieure — artiste, sportif — qui incarne la marque et l’humanise), l’UGC (user generated content, le contenu généré par les utilisateurs, par exemple les photos, vidéos, commentaires des internautes), on vous en passe et des meilleures.

Parler, parler, parler, faire parler, être présent, c’est l’obsession des marques.

Mais voilà, tout ça, ça ne marche pas trop.

Sauf exception, bien sûr, de marques qui font un tabac, allez savoir pourquoi, avec l’une ou l’autre de ces trouvailles. Tout le monde veut en faire autant. Patatras. Ça ne marche pas. Ça ne peut pas marcher pour tout le monde. Ça ne peut pas marcher à tous les coups. Et même quand ça marche, ça ne dure pas. On se rend compte que ces démarches nouvelles de communication ne survivent pas davantage que le temps d’un buzz.

Storytelling : mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir raconter ?

C’est pourquoi on revient aujourd’hui plus précisément au storytelling. Retour de la tendance. Oui, mais bon, alors il faut raconter une histoire ? Mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir raconter ? Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir inventer ?

Et là, les marketeurs et autres communicants prennent en exemple les petites entreprises, qui réussissent très bien cet exercice. Les petites entreprises, elles n’ont pas besoin d’inventer une histoire, elles ont une histoire. Une histoire vraie. C’est ça, la tendance aujourd’hui : l’authenticité, savoir raconter le vrai.

storytelling-gwenhaduTiens, un exemple plus précis, juste pour rire : la tendance des tendances de la tendance, c’est le terristory, qui consiste à mettre en avant son territoire, son implantation géographique, son immersion dans une culture régionale ou locale. Ça, en Bretagne, on est les champions, et on n’a même pas besoin d’appeler ça terristory.

Storytelling ou information d’entreprise ?

Pour en revenir à un propos plus sérieux, cette démarche qu’on appelle aujourd’hui storytelling est au cœur de notre métier d’agence de communication bretonne : depuis toujours, nous écoutons nos clients nous parler de leur entreprise, nous les aidons à identifier les éléments qui racontent leur histoire, et cette histoire, nous la mettons en forme, en images, en textes.

C’est aussi ce que l’on pourrait appeler la communication ou l’information d’entreprise.

Car communiquer, c’est d’abord mettre en marche l’imaginaire de la personne à qui on s’adresse, et pour cela, raconter une histoire est une recette qui marche !

La leçon de communication de Fernand Raynaud

Vous souvenez-vous de ce sketch de Fernand Raynaud, les oranges ?

C’est un vendeur d’oranges, à qui son patron conseille de faire de la publicité. Il inscrit donc sur une ardoise « Ici, on vend des belles oranges pas chères ».

Le patron revient, et entame la critique du message : “Ici ? Vous avez bien fait de marquer « ici », des fois qu’on pense que ce soit ailleurs… Vous ne voyez pas que c’est inutile, le mot « ici » ?

On vend ? Vous ne pensez pas les donner, tout de même ?

Pas chères… Ils auront bien le temps de le voir, que c’est pas cher…

— Ah ben oui, c’est vrai ! Tfff, tfff ! J’efface « pas chères ».

Et ainsi de suite, jusqu’au mot « oranges », lui aussi inutile puisqu’on voit bien qu’il ne s’agit pas de bananes.

Et au final, il ne reste rien sur l’ardoise.

 

 

Comme toujours chez Fernand Raynaud, on trouve derrière la rigolade une réflexion acerbe. Ici, c’est la publicité qui en prend pour son grade.

Ce sketch est souvent cité pour démontrer qu’il faut faire la chasse aux redondances, pléonasmes et mots inutiles dans les textes qu’on écrit.

Mais attention, l’écriteau de notre marchand de fruits a au moins ce mérite : signifier au passant qu’il peut, qu’il a le droit de s’adresser au vendeur pour acheter des oranges.

Vous pensez que c’est une évidence ? Vous ne vous êtes jamais demandé si les peintures d’une expo étaient à vendre ? Vous ne vous êtes jamais demandé si tel ou tel magasin de gros vendait aussi au particulier ? Vous ne vous êtes jamais demandé quelle était l’activité de telle ou telle entreprise ?

Pour en revenir à notre sujet — la communication —, n’oublions pas que les personnes à qui nous nous adressons sont très diverses, que chacune d’elles, au moment où elle prend connaissance de notre message, est confrontée à d’autres sollicitations, qu’elle n’a pas forcément toute son attention à nous offrir, pas forcément envie de jouer aux devinettes… Il faut donc être clair, direct, net et précis : « Ici, on vend de belles oranges pas chères ».

En pratique, n’hésitez pas à :

  • Préciser votre activité, vos activités. Eh oui, trop souvent, persuadé que tout le monde est au courant, on oublie de le dire.
  • Dire que vos produits, vos services sont les meilleurs. N’ayez surtout pas peur d’être « prétentieux ».
  • Inciter à entrer dans le magasin, à demander un renseignement, un tarif, un devis. C’est, sur votre site internet, le rôle du formulaire de contact.
  • Bien expliquer où se situe votre entreprise. Sur votre site internet, une carte Googlemaps joue pleinement ce rôle.
  • Montrer votre engagement : écrire que vos oranges sont belles, c’est vous engager à ce qu’elles le soient, c’est donc une garantie pour le client.
  • Préciser votre positionnement (vos oranges, elles sont plutôt belles, ou plutôt pas chères ?).

L’agence Expression est là pour vous apporter sa créativité, mais aussi pour vous aider dans ces aspects pratiques essentiels. N’hésitez pas à nous solliciter si vous avez besoin de trouver les mots pour définir votre activité, vos métiers, votre proposition commerciale, les valeurs de votre entreprise.

 

Un exemple d’opération : « La semaine du potimarron »

Internet permet de réaliser des opérations de promotion rapides, peu coûteuses et efficaces.

À une condition : que les outils soient en place, opérationnels et « entretenus ».

C’est le cas pour notre client Prince de Bretagne, pour qui nous avons mis en place un blog culinaire, cuisinons-les-legumes.com. Un blog qui ne se contente pas d’être présent sur internet : les interactions avec les internautes et avec les blogueuses culinaires sont actives et permanentes.

Relayé par le site internet, par une page Facebook et par une newsletter, ce blog devient un dispositif de communication souple et efficace.

Ainsi, en cette fin septembre, cuisinons-les-legumes.com lance la « Semaine du potimarron ». Le potimarron est un légume de saison, qui revient en force et devient même très tendance.

 

La semaine du potimarron

La semaine du potimarron sur cuisinons-les-legumes.com

Un logotype pour Couleurs Jardin

Expression a réalisé le logotype Couleurs Jardin dont l’activité est la production de plants de pépinière à destination de la grande distribution.

La forme carré du logo type engendre un impact visuel fort et facilite son utilisation, notamment sur les étiquettes chromo des plants. Le logo est très lisible, avec deux couleurs, le vert pour rappeler le domaine végétal de l’activité et le bleu marine qui apporte de la sobriété et de l’élégance. Du nom de la marque jaillit le graphisme végétal.

Suite à la création du logotype, une plaquette ainsi que des roll-up ont été réalisés.

Réalisation du roll-up Couleurs Jardins